Les axes de recherche de l'appel à chercheurs de la BnF > Axe 1 : Etude et valorisation des collections

Le premier est celui des collections proprement dites et de leur valorisation.

La richesse exceptionnelle des collections autant que leur ampleur permettent aux différents chercheurs d’explorer des sources inédites dans leur domaine. La Bibliothèque leur offre une grande diversité de sources : ses propres archives, ses fonds non encore classés ou inventoriés, ses acquisitions patrimoniales récentes, ou encore les données issues du dépôt légal de l’internet. Par leur encyclopédisme revendiqué et cultivé depuis l’origine, les collections de la Bibliothèque permettent aux chercheurs de l’ensemble des disciplines universitaires d’y trouver leur intérêt.

La recherche à la Bibliothèque est d’une grande exigence et richesse. Ses résultats méritent donc d’être diffusés dans un large public. Les mécènes de la Bibliothèque qui accompagnent ses chercheurs y sont très attachés. Les journées européennes du patrimoine sont également un moment de rencontre entre le grand public, qui vient à la découverte des collections de la Bibliothèque, et les chercheurs. Dans chacun de ces cas, le travail de recherche est un moyen de développer la visibilité des collections de la Bibliothèque.

Pour aider les chercheurs dans leur choix, certains départements de la Bibliothèque proposent des sujets pouvant s’inscrire dans des travaux de masters recherche ou plus souvent de thèses. Parmi les sujets proposés dans ce premier axe « Etude et valorisation des collections », un grand nombre porte sur  des collections conservées au département des manuscrits. Certains sujets sont centrés sur des archives très récemment entrées comme celles de Mohammed Dib. Non développé dans cette liste, un travail de recherche pourrait être mené sur le fonds Antonio Tabucchi, également acquis récemment et encore en cours d’acquisition et dont une petite partie a pu être aperçue par le grand public. D’autres sujets ont un corpus à circonscrire comme celui portant sur les manuscrits khmers.

Le multimédia

 1. L’édition pédagogique multimédia

Le dépôt légal des documents multimédias a été institué en 1975 : il s’agissait de documents composites, majoritairement édités dans le domaine pédagogique. Le fonds concerné par cette étude comprend aussi bien des mallettes pédagogiques, des brochures accompagnées de diapositives que des cédéroms d’autoformation. Le département de l’Audiovisuel est ainsi riche d’un fonds de logiciels éducatifs reçus au titre du dépôt légal et enrichi de dons (par exemple, le fonds du Centre d'Etudes des Systèmes et des Techniques Avancées (CESTA) donné par la logithèque de la Cité des Sciences et de l'Industrie en 2003). Cet ensemble témoigne du volet pédagogique de l’édition multimédia présent dès les origines et reconnu et encouragé par les pouvoirs publics dès le début des années 1980 avec le plan informatique pour tous qui introduisit l’ordinateur dans les écoles. Il entendait mettre à profit les possibilités offertes par ce nouveau medium pour favoriser l’apprentissage en répondant aux nouvelles préconisations pédagogiques en faveur de la participation active.

Volumétrie : Plusieurs milliers de documents répartis entre les cotes multimédias multisupports et documents électroniques.

Pistes de recherche : La recherche peut porter sur l’histoire éditoriale, ou sur des thèmes spécifiques comme les programmes scolaires, l’apprentissage des langues ou la formation des adultes. Dans le domaine du multimédia pédagogique, le chercheur s’intéressera aussi bien à une analyse des mécanismes d’apprentissage retenus qu’aux acteurs de cette production où voisinent grands groupes d’édition et simples particuliers souvent membres du corps enseignant. Pistes principales : histoire des méthodes pédagogiques, histoire de l’interactivité, histoire de l’édition pédagogique multimédia en France.

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr

2. L’édition vidéoludique française des premiers temps

Le département de l’Audiovisuel détient une collection de jeux vidéo constituée à partir du milieu des années 1990, quand le dépôt légal fut étendu à cette catégorie de documents, et enrichie depuis quelques années par des acquisitions de titres plus anciens visant à renseigner les débuts de l'édition vidéoludique.

Or, si l’importance du jeu vidéo d'un point de vue économique comme culturel est maintenant reconnue, le rôle joué par la France dès le début des années 1980 est encore bien souvent ignoré tant ce secteur d'activité est traditionnellement associé aux grandes sociétés américaines ou japonaises.

Le fonds conservé par la BnF, au vu de son mode de constitution, est une source de première importance pour étudier cette production française encore méconnue. Il s’agirait de recenser les diverses entités (éditeurs, studios de développement) françaises ayant œuvré dans ce domaine et de dresser le catalogue de leurs titres publiés ou abandonnés, ce qui permettrait, par la même occasion, de réunir des informations et des témoignages sur des sociétés dont beaucoup ont disparu au début des années 2000. L’édition vidéoludique du début des années 1980 a été défrichée par Benjamin Barbier, chercheur associé de 2013 à 2016, qui a permis d'organiser en 2016 les premières séances d’un cycle de conférences sur les pionniers du jeu vidéo français.

Volumétrie : sont concernés quelques milliers de documents conservés dans les fonds de documents électroniques du service « Multimédias » du département de l’audiovisuel.

Pistes de recherches : L’étude pourra porter aussi bien sur les acteurs qui furent à l’origine de cette production vidéoludique que sur les titres eux-mêmes, dont l’analyse pourrait conduire à définir une spécificité française. Dresser l’inventaire des titres édités permettrait, par ailleurs, d’aider à définir la politique d’acquisition rétrospective et à estimer le niveau de complétude des collections.

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr

3.    Les débuts de l’écriture interactive

Dans les années 1990, le CD-ROM, en autorisant l’association de sons, d’images et de textes, fut un support d’innovation qui permit notamment de rompre avec la linéarité de l’écriture. Ces années pionnières ont ensuite été occultées par le triomphe des recherches menées sur le Web mais le département de l’Audiovisuel détient un fonds constitué par dépôt légal qui illustre les expérimentations menées alors en France aussi bien par de grands groupes qui s’étaient dotés de départements spécialisés (Gallimard, Flammarion, Bayard) que par de petites structures convaincues des potentialités du médium (Dada Media, Kaona) et destinées à la jeunesse  aussi bien qu’au  public adulte.

À l’heure de la lecture sur appareils mobiles et des nouvelles formes d’écritures interactives qui prennent aussi  bien la forme de livres numériques enrichis que d’applications, il semble intéressant de mener une analyse historique  sur ce fonds et de s’interroger sur la continuité à la fois des acteurs et des solutions proposées.

Volumétrie : sont concernés quelques centaines de documents conservés dans les fonds du service « Multimédias » du département de l’audiovisuel.

Pistes de recherche : dresser un panorama des formes narratives employées sous l’aspect théorique ou technique ; étudier la continuité avec les expérimentations contemporaines ; faire l'histoire de l'édition.

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr

Images et iconographie

4.    Les cinéphilies à l'heure d'Internet

Dans le cadre du dépôt légal des sites Internet français, la Bibliothèque a archivé depuis presque dix ans de nombreux contenus en ligne qui ont participé d'une mutation des cultures cinéphiliques. Blogs de critiques, notation et discussion des films par les spectateurs, partage d'extraits et de teasers, détournements et parodies... traduisent une transformation du rapport aux œuvres, au vedettariat, aux références canoniques, etc. Ces objets pourraient être analysés suivant une approche tant historique que sociologique ou textuelle.

Volumétrie : les sites à thème cinéma sélectionnés pour la collecte du web sont au nombre de 1400. Ils sont complétés par d’autres sites collectés de manière automatique.

Pistes de recherche : structuration d'un espace de discussion cinéphilique sur le web et ses lieux ; articulation entre promotion, critique et discussion ; modalités de l'écriture sur le cinéma et en particulier l'utilisation de l'image (fixe et vidéo).

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr
Alain Carou, référent scientifique, Tél. 01 5379 5322, alain.carou ( arobase ) bnf ( point ) fr

 

5.    Les fonds japonais de la Bibliothèque-musée de l’Opéra

Parmi les fonds donnés en 1952 par les Archives internationales de la danse à la Bibliothèque-musée de l’Opéra figurent d’importantes collections asiatiques encore peu exploitées, et qui ne sont pas inventoriées de manière précise. Parmi cet ensemble important, le fonds japonais apparaît comme l’un des plus remarquables.

Volumétrie : Quelques imprimés mais surtout une centaine d’estampes représentant des scènes de danse et de théâtre et plusieurs centaines de photographies de danse et de théâtre.

Pistes de recherches : Le fonds mériterait une étude pour lui-même (constitution, volumétrie, description synthétique et analytique). Il pourrait aussi servir de support à une étude sur la danse et le théâtre japonais, sur l’estampe ou la photographie japonaises.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

 

6.    La mode et l’Opéra de Paris

À partir de la fin du xixe siècle paraissent les premiers périodiques illustrés de théâtre tandis que les programmes de l’Opéra s'enrichissent de publicités, notamment pour des maisons de couture et pour des parfumeurs. Tout au long du xixe siècle, les couturiers jouent un rôle important dans le renouveau du costume de danse et d’opéra.

Volumétrie : La Bibliothèque-musée de l’Opéra conserve l’ensemble de la documentation (revues, programmes, maquettes de costumes) permettant d'écrire l’histoire des relations riches et complexes qui unissent la mode et l’Opéra de Paris. Il est difficile d’en donner une volumétrie précise.

Pistes de recherches : Le sujet de recherche peut-être appréhendé de manière globale, ou de manière plus circonscrite, par exemple sur la publicité dans les programmes de l’Opéra pendant la Belle Époque.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

 

7.    Roma triumphans. Le médaillier des papes : une source pour l’histoire de l’architecture

Transférée de Rome à Paris sous le Premier Empire, la collection des médailles des papes se trouve depuis conservée au département des Monnaies, médailles et antiques. Elle comporte près de 1 700 médailles du xve au xviiie siècle que sont venues compléter, par dons et acquisitions, des médailles de souverains pontifes du xixe siècle. Si une partie a été récemment inventoriée sur base de données (papes du xviie siècle), le reste de la série n’est répertorié qu’à travers un registre manuscrit.

Volumétrie : 500 médailles ou plus, selon la tranche chronologique retenue.

Pistes de recherche : La poursuite de l’inventaire sur base de données de la collection permettra de sélectionner des exemplaires intéressants pour une ou plusieurs études thématiques. Les représentations d’architecture sont nombreuses dans les médailles pontificales : élévations, plans, vues cavalières, parfois avant la réalisation même des monuments, les médailles conservant alors un état du projet. D’autres furent spécifiquement conçues comme médailles de fondation. La collection pourra donc nourrir la recherche sur l’urbanisme romain, l’évergétisme des souverains pontifes ou encore l’importance de ce rôle de bâtisseur dans la construction de leur image.

Contacts : Frédérique Duyrat, directrice du département des Monnaies, médailles et antiques, Tél. : 01 5379 8363, frederique.duyrat ( arobase ) bnf ( point ) fr
Inès Villela-Petit, référent scientifique., Tél. : 01 5379 8383,  ines.villela-petit ( arobase ) bnf (point) fr

 

Sons et musicologie

 8.    Inventaire des fonds de musiques arabe et maghrébine enregistrées dans les collections audiovisuelles de la BnF

Les fonds sonores du département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque offrent l’une des collections institutionnelles de musiques arabe et maghrébine enregistrées probablement parmi les plus importantes au monde avec plusieurs milliers de références. Enrichie par le dépôt légal (depuis 1938), par des dons et des acquisitions, cette collection couvre tout le xxe siècle et se poursuit jusqu’à nos jours.

Fruit des rapports complexes qu’entretient la France avec les pays du Maghreb notamment, cette collection témoigne de l’histoire de l’édition phonographique (les catalogues Pathé d’Afrique du Nord…), de l’évolution des répertoires (des monologues comiques du début du xxe siècle au raï), mais aussi des mouvements historiques, culturels et sociaux qui la traversent (histoire coloniale, histoire de l’immigration).

Pistes de recherche : Le travail s’attachera à identifier les marques phonographiques ayant œuvré dans ce secteur éditorial, comme Pathé (Pathé – Pathé Marconi – EMI…), Gramophone, Baidaphon, Cairophon, etc., et à ordonner en un inventaire raisonné les références de musiques arabe et maghrébine présentes dans leur catalogue. En parallèle, l’établissement d’un index des interprètes permettra d’enrichir le fichier de notices d’autorité de la BnF. Au sein des collections de la BnF, l’approche devra croiser plusieurs sources :

  • les catalogues des marques phonographiques, lorsqu’ils existent ;
  • les disques eux-mêmes ;
  • les sources bibliographiques disponibles.

Compétence exigée : maîtrise de la langue arabe impérative.

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr
Pascal Cordereix, référent scientifique, département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 8547, pascal.codereix( arobase ) bnf (point) fr

 

9.  La collection Charles Cros

La collection Charles Cros, conservée au département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France, rassemble plus de 1 400 appareils de lecture et d’enregistrement de document sonores, vidéos, multimédias et électroniques, du premier phonographe commercialisé par Edison en 1878 aux consoles de jeux vidéo les plus récentes. En lien avec les collections sonores, vidéo et multimédia conservées au département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France, la collection comprend également un ensemble d’appareils de musique mécanique (orgues de barbarie et pianos mécaniques) et d’instruments de phonétique et d’acoustique du XIXe siècle. Développée dès la fondation des Archives de la Parole en 1911, elle continue de s’accroître par don, par acquisition, ou au rythme de l’obsolescence des appareils utilisés au sein même du département. C’est ainsi un ensemble unique d’appareils qui rend compte de l’histoire de l’enregistrement et de la diffusion des médias audiovisuels.

La collection est décrite dans BnF-Archives et manuscrits. Une partie des appareils sont valorisés dans Gallica sous forme d’expositions virtuelles thématiques.

Volumétrie :Plus de 1 400 appareils relevant de nombreux domaines : musique mécanique, phonétique, acoustique, son, vidéo, micro-informatique, jeux vidéo.

Pistes de recherche :L’étendue de la collection Charles Cros permet d’envisager de nombreuses études dans le champ historique, au carrefour de la science et de la culture : histoire des techniques d’enregistrement et de diffusion, histoire des pratiques d’écoute et de consultation, histoire esthétique enfin, tant les formes de chaque appareil témoignent de l’époque qui l’a vu naître. La recherche envisagée pourra considérer la collection dans son ensemble ou bien, au contraire, restreindre le sujet à une famille d’appareils en particulier.

Contact : Pascale Issartel, directrice du département de l’Audiovisuel, Tél. : 01 5379 5300, pascale.issartel ( arobase ) bnf (point) fr

 

10.  Le fonds Georges Migot

A l’occasion des quarante ans de la disparition du compositeur Georges Migot (1891-1976), le Département de la musique souhaite mettre en valeur l’important fonds d’archives concernant l’œuvre musicale et littéraire de Georges Migot. Ce fonds, entré au Département de la musique grâce à la générosité de plusieurs donateurs, est constitué de manuscrits musicaux, textes, notes de cours, articles de presse, conférences, dossiers thématiques, programmes de concerts, ainsi que d’une très importante correspondance avec tous les acteurs de la vie musicale. Cet ensemble vient éclairer l’œuvre du musicien, sa carrière, mais aussi ses activités d’auteur et de musicographe.

Georges Migot a suivi les classes d’enseignement au Conservatoire de Paris à partir de 1913 dans plusieurs disciplines : harmonie et contrepoint, composition, histoire de la musique, orchestre et orgue. Il reçoit également les conseils de Nadia Boulanger. De nombreux prix viennent couronner ses études et ses œuvres sont régulièrement jouées au concert, en France et à l’étranger. Précurseur dans bien des domaines, notamment dans l’attention qu’il porte aux influences extrême-orientales, Georges Migot se trouve au carrefour de courants esthétiques qui ont irrigué tout le XXe siècle. Le catalogue de son œuvre est impressionnant, tant par sa volumétrie que par sa richesse et sa diversité. Mais le champ d’activités couvert par Georges Migot est plus vaste encore car il est également peintre et auteur de nombreux textes poétiques, philosophiques, théoriques ou esthétiques.

Volumétrie : 223 manuscrits musicaux décrits dans le Catalogue Général, 8 mètres linéaires d’archives dont l’inventaire sommaire reste à détailler.

Pistes de recherches : La génétique des textes et leurs liens avec l’œuvre musicale constitue un champ d’études encore vierge. Une étude détaillée de ce fonds d’archives dans son ensemble en permettrait la valorisation immédiate par la sélection d’une soixantaine de pièces, présentées dans les vitrines de la salle de lecture du Département de la musique, en hommage au compositeur, au cours de l’année 2017.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

11.  La maison de confection de costumes Jules Muelle         

En septembre 1932, la Bibliothèque-musée de l’Opéra a acquis de Jules Muelle, administrateur de la maison de confection de costumes du même nom, un ensemble de maquettes de costumes de scène (costumes d’opéras, de théâtre et de music-hall) dessinés en majorité par Marcel Multzer (1866-1937), dessinateur de costumes de l’Opéra-Comique, mais aussi par Charles Bianchini, Paul Colin, Maxime Dethomas, Jean-Gabriel Domergue, Jacques Dresa, Joseph Pinchon, René Piot, etc. Un inventaire sommaire de ces maquettes de costumes a été dressé mais mériterait d'être précisé et complété.

Volumétrie : 1 500 dessins.

Pistes de recherche : l’histoire de la maison de confection est encore à faire et le fonds conservé à la Bibliothèque-musée de l’Opéra peut servir de support à une telle entreprise.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

 

12.  Les chansons dans l’édition musicale musicien chercheur associé

Le répertoire  des  chansons conservées au département de la Musique est avant tout français, et l'éventail en est vaste, des chansons dites savantes aux chansons populaires.

La chanson populaire, conçue pour le peuple et chantée par lui, bien qu'elle soit à l'origine uniquement, puis, majoritairement, de tradition orale, se trouve représentée  au département de la Musique par de nombreux témoignages écrits. Jusqu’au xixe siècle, ce sont  nées parfois sur les théâtres de foires ou, le plus souvent, sur le Pont Neuf (d'où leur surnom), les chansons à danser, les chansons bachiques ou grivoises, plus tard les romances, mais, surtout, les chansons politiques. A tel point qu'au xixe siècle la chanson populaire deviendra synonyme de chanson politique, se déclinant en chanson guerrière ou révolutionnaire, satire politique ou encore chanson sociale, cette dernière évoluant elle-même en chanson engagée, base du répertoire des cafés concerts et des cabarets. Il nous reste d'autant plus de traces de ces œuvres qu'est apparue, sous le Second Empire, une édition à prix modique en petit format, très largement répandue.

La chanson traditionnelle, corpus constitué par les chansons de cérémonie, de processions, de jeux (comptines, rondes), de travail, mais aussi de marine, transmises sur les itinéraires de colportage, de compagnonnage, de pèlerinage ou d'émigration, ont également laissé de nombreuses traces dans l’édition ou ont fait l’objet de collecte.

Enfin, on ne saurait oublier la chanson religieuse, à la charnière des répertoires savant et populaire, non plus que la chanson pour enfants, aux éditions souvent délicatement illustrées et d'un charme quelque peu désuet. La chanson dite de "variété" enfin, née de l'enregistrement et la radio, continue aujourd'hui encore d'enrichir les collections du département.

Corpus : Plusieurs corpus peuvent servir de base à un travail de recherche thématique :

  • les partitions éditées chant/piano ou chant seul provenant du dépôt légal : corpus de plusieurs dizaines de milliers de chansons des xixe et xxe siècles (classement par compositeur pour le xixe siècle).
  • des corpus de chansons traditionnelles réunis par de grands collectionneurs : fonds Coirault et Weckerlin.

Pistes de recherches : Ce travail nécessitera la mise au point d’une méthode de travail pour la recherche d’un répertoire donné dans les différents catalogues disponibles.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

 13.   Le quatuor à cordes dans l’édition musicale française du xixe siècle musicien chercheur associe

La configuration instrumentale et la forme du quatuor à cordes ont été « arrêtées » à Vienne au tournant des xviiie et xixe siècles avec les productions de Haydn, Mozart et Beethoven, aujourd’hui encore fortement représentées au concert.

Le répertoire de cette formation, tenue comme le parangon de la musique de chambre, a irrigué la musique française et a inspiré, dans une diversité de styles, nombre de compositeurs qui ont contribué à son enrichissement tout au long du xixe siècle. Cependant, si certaines œuvres ont été bien diffusées, d’autres en revanche méritaient de mieux l’être. Les circuits de l’édition musicale présentent en effet des particularités qui font souvent obstacle à la pérennité des œuvres et à une large diffusion : tirages limités, nécessité de confectionner des parties séparées, coût élevé de la gravure musicale ; obstacles auxquels il faut ajouter l’usage intensif que font les interprètes de leurs partitions en y apportant annotations et indications pour l’exécution.

Corpus : le dépôt légal de la musique imprimée a permis de recueillir l’ensemble des éditions musicales diffusées en France depuis la fin du xviiie siècle, de le préserver et de rendre ainsi encore accessible tout un répertoire au sein duquel le quatuor à cordes se trouve en bonne place.

Pistes de recherches : il est heureux qu’aujourd’hui de jeunes chambristes s’attachent à faire revivre des œuvres injustement tombées dans l’oubli, et nous invitent à redécouvrir les quatuors à cordes de Hyacinthe Jadin, Félicien David, Louise Farrenc et Henri Reber, Théodore Gouvy, Théodore Dubois ou Daniel-François-Esprit Auber, et tant d’autres encore dont les concerts et la production discographique pourront porter le témoignage.

Contact : Mathias Auclair, directeur du département de la Musique, Tél. : 01 5379 8851, mathias.auclair (arobase) bnf (point) fr

Dits et écrits

 14.  Littérature française en ligne

La littérature a depuis une vingtaine d’années trouvé sur internet un nouveau champ d’expression qui la transforme en profondeur. La création littéraire en ligne, tout en s’inscrivant dans le prolongement des livres qui l’ont précédée, est riche d’évolutions et de recherches. Elle permet d’écrire avec les autres, grâce à de nouvelles formes collaboratives et à l’utilisation des réseaux sociaux. Les textes dialoguent également avec les autres médias (images, son, vidéos, etc.). Écrire en ligne c’est enfin aussi écrire avec la machine et avec le web, en détournant leurs outils vers une utilisation créative.

Voir : https://www.cairn.info/revue-de-la-bibliotheque-nationale-de-france-2016-1-p-152.htm

Avec ce devenir Web de la littérature, de nouvelles missions se font jour pour la Bibliothèque nationale de France, qui se doit d’accompagner cette évolution actuelle de la littérature. Elle a déjà largement pris la mesure de ces bouleversements, et accompli un travail de repérage, de collecte et d’adaptation de ses procédures de dépôt légal pour accueillir dans ses collections ces œuvres littéraires d’un genre nouveau.

Volumétrie du fonds : Grâce au dépôt légal du web, près d’un millier de sites et blogs d’écrivains français sont déjà entrés dans les collections des Archives de l’internet depuis 2006 et viennent y prolonger les collections imprimées. Si une collecte en grande partie automatisée, confiée à un robot, est la meilleure façon de constituer la mémoire le plus étendue possible, elle manque de profondeur, et le domaine vaste et fuyant des blogs lui échappe assez largement. Elle est donc complétée par une collecte thématique plus complète de sites sélectionnés par des bibliothécaires, car il est particulièrement nécessaire d’archiver ces blogs et sites personnels qui sont, davantage que des sites académiques pérennes et dotés d’archives, fragiles, éphémères, nomades, toujours susceptibles de disparaître ou de déménager.

À consulter : http://www.bnf.fr/fr/professionnels/depot_legal/a.dl_sites_web_mod.html

http://www.bnf.fr/fr/professionnels/innov_num_dl_internet.html

Pistes de recherche : Il est important désormais de rendre plus visible, par les lecteurs et les chercheurs, ce corpus numérique qui est dans le prolongement direct des corpus de livres imprimés. C’est un des chantiers actuels que de faire apparaître dans le catalogue les notices de quelques centaines de blogs d’écrivains archivés au titre du dépôt légal du web.

L’ensemble des adresses des sites collectés est également déjà disponible dans data.bnf, par exemple : http://data.bnf.fr/documents-by-rdt/11932277/w/page1

Un des chantiers à venir sera d’y signaler plus finement ces sites, par exemple dans les pages consacrées aux écrivains.

Le chercheur ou la chercheuse pourra, en lien avec les bibliothécaires qui sélectionnent les sites mais aussi avec les équipes plus techniques qui élaborent les outils de gestion de ces collections (Direction des Services et réseaux), avec les équipes de recherche déjà associés (Labex Obvil, Web 90) et dans le cadre plus large du projet de développement d’un service de fourniture de corpus numériques à destination de la recherche (Corpus), trouver des pistes pour répondre notamment aux questions suivantes :

Comment décrire, cartographier, valoriser ces nouvelles écritures ?

Quelles applications de fouille de données pourraient être utilisées pour ce faire ?

Quels nouveaux outils proposer aux chercheurs littéraires pour explorer ces collections nouvelles ?

Contacts : Jean-Marie Compte, directeur du département Littérature et art, Tél. 01 5379 5200, jean-marie.compte ( arobase ) bnf ( point ) fr
Christine Genin, chargée de collections en Littérature française contemporaine et dépôt légal du web, Tél. 31 5379 5224, christine.genin (arobase) bnf (point) fr

15.  Le fonds Mohammed Dib

Né en 1920 en Algérie et mort en France en 2003, Mohammed Dib figure parmi les plus grands écrivains maghrébins de langue française.  Auteur prolifique et protéiforme, il a publié une quarantaine d’ouvrages - romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre et essais divers - qui s’étalent entre 1952 et 2003.

Sa carrière littéraire débute dans le sillage de l’école d’Alger et des rencontres de Sidi Madani (1948) où il fait notamment la connaissance d’Albert Camus et Jean Cayrol, qui deviendra son éditeur au Seuil. Journaliste à Alger Républicain où il côtoie Yacine Kateb, il collabore aussi, avec Jean Sénac, à la revue Forge fondée en 1947 par Emmanuel Roblès. C’est grâce à la publication entre 1952 et 1954 de sa trilogie algérienne (La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser), saluée par Aragon, que Mohammed Dib se fait connaître. Militant du Parti communiste algérien et proche du mouvement de libération, il doit quitter l’Algérie pour la France, où il s’installe avec sa femme et ses enfants en 1959.

Depuis son exil il continue à dénoncer un système colonial inique et une guerre inhumaine (Qui se souvient de la mer, 1962), à s’interroger, avec tant d’autres écrivains algériens, sur la construction possible d’une Algérie nouvelle (Dieu en barbarie et Le Maître de chasse, 1973)et sur l’héritage désastreux laissé par tant de violence (Mille Hourras pour une gueuse, 1980) ; le sentiment d’être un éternel étranger, un déraciné en quête d’identité,  s’inscrit dans sa destinée et dans son œuvre (Habel, 1977). Mais Mohammed Dib est aussi un écrivain de la mondialité qui cherche sa voie aux quatre coins du monde et qui profite de sa découverte de la Finlande et des Etats-Unis pour s’ouvrir à de nouveaux horizons et renouveler son écriture (Neiges de marbre, 1990 ; L.A. Trip, roman en vers, 2003).

Volumétrie du fonds : Les archives qu’il a laissées derrière lui (d’une cinquantaine de boîtes d’archives), données à la Bibliothèque nationale de France en juillet  2012 par Madame Colette Dib, épouse de l’écrivain, témoignent de ce long et sinueux parcours. Elles contiennent les brouillons de la quasi-totalité des œuvres de l’écrivain, à l’exception des premiers textes écrits en Algérie : depuis les ébauches manuscrites jusqu’aux épreuves corrigées elles offrent à lire l’intégralité des étapes d’écriture qui jalonnent ses textes. Elles nous invitent aussi à redécouvrir un auteur que l’on réduit parfois trop à sa trilogie algérienne, à relire les œuvres qu’il a publiées dans la deuxième partie de sa carrière et dont la genèse, par-delà les apparences, est intimement liée à celle de ses tout premiers écrits.

Pistes de recherche : le chercheur aura à sa disposition une matière très riche pour une recherche en génétique textuelle ; le fonds se prête à toutes sortes de travaux universitaires : réinterprétation des œuvres à la lumière de leurs brouillons, analyses stylistiques, établissement des textes et des variantes, analyse de la fabrique de l’œuvre, histoire littéraire, etc. Le chercheur pourrait participer au classement génétique des œuvres, enrichir la notice du catalogue archives et manuscrits et contribuer à la valorisation scientifique du fonds.

Contact : Isabelle le Masne de Chermont, directrice du département des Manuscrits, Tél. : 01 5379 8322, isabelle.le-masne-de-chermont ( arobase ) bnf ( point ) fr
Isabelle Mette, référent scientifique, Tél. : 01 5379 8926 ou 8291, isabelle.mette ( arobase ) bnf ( point ) fr


16. Deux fonds saint-simoniens inédits

Le fonds Pereire. Le fonds, qui s’insère dans les riches collections saint-simoniennes de la Bibliothèque de l’Arsenal, comporte de nombreux éléments de correspondance ainsi que des papiers d'affaires de Emile (1800-1875) et Isaac Pereire (1806-1880) dans les années 1860-1870. Ces archives documentent l'apogée de la carrière politique et économique des deux frères qui furent, dans leur jeunesse, d'ardents saint-simoniens.
Les papiers Arlès-Dufour (fonds Chabrières) ». Ce fonds comporte des papiers et des souvenirs familiaux de François Barthélémy Arlès-Dufour (1797-1872), ancien saint-simonien, exécuteur testamentaire du Père de la Religion saint-simonienne Barthélémy Prosper Enfantin. On y trouve des papiers documentant la carrière d'Arlès en politique et dans les affaires, ainsi que des documents personnels montrant, notamment, son intérêt pour l'homéopathie, médecine nouvelle à laquelle les saint-simoniens se sont intéressés. On y retrouve également quelques lettres des années militantes, mettant à jour les relations extra-conjugales de certaines saint-simoniennes avec le Père, qu'Arlès a probablement soustraites au legs fait à la bibliothèque de l'Arsenal par Enfantin à sa mort en 1864.

Volumétrie des fonds : 3 boîtes de correspondance et des photographies pour le fonds Pereire. 7 boîtes d'archives, plusieurs volumes d'estampes et de photographies ainsi que des objets pour le fonds Chabrières.

Pistes de recherche : Etudier l’évolution sociale concrète d’acteurs de la religion saint-simonienne et leur implication dans la société et l’économie

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr


17. Le fonds Arveiller sur Léon Bloy

A partir du fonds Arveiller sur Léon Bloy (photocopies, tapuscrits et quelques originaux) ».
Madame Christiane Arveiller a donné tous les documents que son époux Michel Arveiller (1934-2007), spécialiste d'histoire religieuse, avait rassemblés sur Léon Bloy : retranscriptions ou photocopies de documents, notamment correspondances.

Volumétrie : 102 boîtes d’archives de tailles variables

Pistes de recherche : étudier la biographie de Léon Bloy et ses relations épistolaires avec ses contemporains ; les réseaux dans le monde des lettres et le monde catholique dans les années 1880-1910.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr


18. Le fonds Lucie Delarue-Mardrus

L’héritier de Lucie Delarue-Mardrus a donné en 2016 à la Bibliothèque de l’Arsenal un important ensemble d’archives, composé surtout de manuscrits de ses œuvres ou de manuscrits d’articles.

Volumétrie : 4 caisses d’archives

Pistes de recherche : L’œuvre de Lucie Delarue-Mardrus : poésie, contes et nouvelles, théâtre, articles : beaucoup de manuscrits inédits. La biographie de Lucie Delarue-Mardrus, l’évolution de ses réseaux et de ses centres d’intérêt ; étudier le contenu et la présence d’une importante documentation de propagande de l’époque de la Seconde guerre mondiale, collectée par l’écrivain.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr

19. Le fonds Curnonsky

En juillet 2016, Philippe Chauvelot, a fait don à la Bibliothèque de l’Arsenal d’un important ensemble de papiers que son père avait reçu de Curnonsky, le « Prince des gastronomes » (1872-1956), et qui va permettre de mieux connaître ce personnage étonnant, figure du XXème siècle français. Philippe Chauvelot, qui lui a consacré une biographie récente et remarquée (Curnonsky, la saveur d’une époque, du Lérot éditeur, 2015), est le fils de René Chauvelot, qui fut lui-même le médecin et le premier à raconter la vie de son illustre et imposant patient.
Un premier ensemble concerne la jeunesse, la famille et la formation de Maurice Edmond Sailland, notamment des lettres familiales et des cahiers de lycéen : son pseudonyme très potache n’est pas une rupture mais plutôt un rappel de cette jeunesse à la fois studieuse et dissipée, qui abandonne les ambitions universitaires pour s’épanouir dans le journalisme et l’humour.

Volumétrie : 3 mètres linéaires

Pistes de recherche : Ces archives vont permettre aux chercheurs de mieux appréhender l’œuvre de cet écrivain à deux faces (l’humoriste et le gastronome), et sa correspondance va éclairer ses relations fournies avec le monde littéraire et des spectacles, des années 1890 à 1950 : Alphonse Allais, dont il prit la suite de la chronique « La vie drôle » dans Le Journal ; Willy, dont il fut le nègre en compagnie de Paul-Jean Toulet, qui devint à son tour un ami, un éphémère colocataire, un compagnon de voyage au Tonkin et même corédacteur de trois ouvrages ; Jean de Tinan ; Pierre Louÿs (dont il fit don à la SGDL de la correspondance, publiée en 1994 par François Caradec), bien d’autres encore. Le journaliste, critique et humoriste a laissé des articles, que le fonds permet de découvrir sous forme imprimée, tapuscrite ou manuscrite, dans des journaux aussi divers que Le Journal amusant, Le Chat noir, Le Journal , Comoedia, L’Avenir du Tonkin, L’Humour, Music-Hall, Le Rire, Excelsior, Le Courrier français, etc.
Création d’un nouveau champ de la critique journalistique et de l’édition : la gastronomie, par Curnonsky.
Les archives relatives à son œuvre de critique gastronomique se déclinent également en correspondances, articles publiés ou manuscrits (La France à table 1934, Vignoble de France, « Les annales de la gastronomie » dans Paris-Soir, etc.), mais le plus fascinant est peut-être cet ensemble d’agendas où Curnonsky, inventeur inspiré d’un nouvel univers critique et éditorial autour de la gastronomie et des guides touristiques régionaux, notait tous ses dîners (toujours au restaurant ou chez des relations), en précisant et appréciant menu et vins, chaque jour, pendant soixante années.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr

20. Le Festival franco-anglais de poésie (1976 à 2014), et La Traductière, revue internationale de poésie et d’art visuel (1982 à 2014)

Le poète, traducteur et essayiste canadien Jacques Rancourt a récemment confié à la Bibliothèque de l’Arsenal les archives du Festival franco-anglais de poésie pour la période 1976-2014, et de La Traductière, revue internationale de poésie et d’art visuel créée en 1982. Ce fonds se compose d’une importante correspondance avec les écrivains et artistes ayant participé au Festival, d’œuvres poétiques, artistiques et musicales, de photographies, de programmes, d’affiches et de vidéos de lectures ou de colloques, auxquels s’ajoute une collection complète, manuscrite et imprimée, de La Traductière.

Volumétrie : 11 caisses de documents d’archives ; 450 œuvres graphiques

Pistes de recherche : expériences de traductions en langues et de traductions en arts. L’originalité de l’étude de ce fonds sera qu’elle pourra comporter une part de rencontres avec les acteurs de ces expériences. Jacques Rancourt a d’ailleurs déjà proposé une première liste de thématiques de recherche possibles.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr

21. Femmes, enseignement et histoire (XIXème – XXème siècle)

A partir de plusieurs acquisitions récentes inédites de la Bibliothèque de l’Arsenal : notamment plusieurs journaux intimes et correspondances féminines (particulièrement Mme de Duras et ses filles) ; un cours d’histoire rédigé en 1791-1792 par une préceptrice pour son élève ; les papiers de Suzanne Citron, etc.

Pistes de recherche : l’enseignement et en particulier l’enseignement de l’histoire pour et/ou par les femmes

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, Tél. 01 5379 3901, olivier.bosc (arobase) bnf (point) fr

 

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